La scénographie

Le décor représente un contexte urbain métaphorique, un lieu évocant à la fois les petites maisons biscornues d’un village médiéval et les gratte-ciels de la grande ville moderne.

Il s’agit d’un univers opaque dans lequel on peut se faire happer, disparaître sans laisser de traces, un tissu urbain dense où se perdre. Car comme toute ville, le décor est un organisme vivant qui se forme, se déforme et se reforme au gré de la lumière.

Mais le décor evoque aussi la capacité de la ville à devenir transparente lorsqu’elle s’efface et révèle les tensions entre sphère publique et sphère privée, ou entre social et politique.


Sabin Anca


La musique et l’ambiance sonore

Roberto Zucco parle à ses spectateurs dans une langue étrangère. C’est précisement leur trivialité superficielle qui fait des personnages de Koltès des figures aussi choquantes par leurs actes que troublantes par leurs réflexions.

Tel est l’effet que j’ai cherché à rendre dans la bande originale de ce spectacle. Elle est essentiellement élaborée à partir de sons du quotidien qui ont ensuite été traités et déformés par ordinateur : bruits de pas, rires, vibrations d’un frigo, cliquetis de couverts, et autres.

Ces éléments fournissent le fond sonore sur lequel se détachent des lignes plus mélodiques, écrites pour le piano, la clarinette et le violon. Ces mélodies s’inspirent de musiques expressionnistes allemandes et d’un jazz dépouillé, deux références essentielles du film noir auquel Zucco ne cesse de renvoyer.

Jonathan Styles
avec le concours précieux d’Alexandre Wilber




2003 © Conception et réalisation du décor, des supports de communication, des photographies et du site internet : State of Design Limited
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